Musique d’entrée
Musique zen, instrumentale, sans paroles, en lien avec la nature.
Mesdames, Messieurs,
Chère Famille, amis et proches,
Vous êtes réunis aujourd’hui dans ce lieu de recueillement pour rendre un dernier hommage à Monsieur Gilles SINGIER.
Vous êtes ici pour dire au revoir, mais aussi pour vous souvenir, et pour partager ensemble ce que Gilles a semé dans vos vies : sa présence, ses valeurs, ses gestes simples et sincères, et son regard attentif aux autres.
Cette cérémonie civile se veut à son image : sobre, respectueuse, tournée vers l’humain, la nature et les liens qui unissent.
Gilles était un homme discret, mais profondément présent. Un homme de peu de mots parfois, mais de beaucoup d’actes.
Natif du Nord, pur ch’ti, Gilles a gardé toute sa vie cette authenticité, cette solidité et cette franchise propres à ses racines. Il a construit son parcours avec constance, sérieux et une grande fidélité aux valeurs du travail bien fait.
Il a fait toute sa carrière au garage Renault, dans le Nord. Un métier qu’il exerçait avec rigueur, précision et conscience professionnelle. Gilles aimait que les choses soient bien faites, dans l’ordre, proprement. Minutieux, organisé, parfois maniaque, toujours appliqué. Sous son côté un peu bourru se cachait une vraie sagesse, une intelligence pratique et un profond respect des autres.
En 1976, Gilles rencontre Marie-Paule. Une histoire qui dure, qui s’ancre, qui résiste au temps. Ils se marient en 1978, et ne se quitteront plus. Ensemble, ils construisent une famille, une maison, une vie.
De leur union naissent deux enfants : Laetitia et Jerry. Gilles était un père présent, juste, transmettant l’essentiel : le respect, l’honnêteté, la valeur du travail, l’importance de la parole donnée.
En 2003, Gilles et Marie-Paule deviennent propriétaires de leur maison à Aubigny-la-Ronce. Une maison que Gilles retape lui-même, pierre après pierre, détail après détail, avec patience et détermination. Ils s’y installent définitivement en juin 2017. Cette maison, c’était plus qu’un lieu : c’était un prolongement de lui-même.
Gilles était serviable, toujours prêt à rendre service, à donner un conseil, un coup de main, une écoute attentive. Il n’aimait pas faire du bruit, mais il était toujours là quand on avait besoin de lui. Une force tranquille.
Il aimait profondément la nature : la pêche, la chasse, le jardinage. Des moments simples, essentiels, qui lui permettaient de se reconnecter à ce qui compte vraiment.
Il avait aussi une amitié précieuse, celle qui ne se dit pas toujours mais qui se vit pleinement : son ami Daniel. Ensemble, ils étaient complémentaires. Ils partageaient le goût du bricolage, de la mécanique, rénovant mobylettes et tracteurs. Ces moments faisaient partie de ceux où Gilles allait mieux, où il retrouvait de l’élan et du sourire.
Gilles était un papi très présent. Avec ces petits-enfants, il partageait le rituel de la pêche, le tir à la carabine, les emmenant même à la chasse au dahu, toujours avec humour.
Autour de la table, il sculptait des chevaliers dans le gruyère, laissant des souvenirs simples et joyeux que personne n’oubliera.
Depuis juillet 2025, Gilles luttait contre un cancer des cordes vocales.
La maladie, puis les traitements lourds depuis fin août l’ont peu à peu diminué physiquement et moralement. Malgré cela, il est resté digne, courageux, fidèle à lui-même.
Aujourd’hui, Gilles laisse derrière lui un vide immense. Il va terriblement manquer à son épouse Marie-Paule, à ses enfants, à ses petits-enfants, à ses amis, et tous ceux qui ont croisé sa route. Mais il laisse aussi une trace profonde, faite de valeurs, de gestes, de transmission et d’amour discret.
Après ce récit de vie, nous allons laisser place à un moment musical,
La musique dit parfois ce que les mots ne peuvent exprimer.
Je vous invite à accueillir ce temps comme un moment de recueillement personnel, en pensée avec Gilles, avec ce qu’il a représenté pour chacun de vous.
Musique
( HAEVN – Promise 4 min 18)
Nous allons maintenant entrer dans un temps de paroles plus personnelles, plus intimes. Des paroles offertes avec émotion, pour dire ce que Gilles a été dans le cœur de ceux qui l’ont aimé.
Sylvia, amie et voisine de Gilles, va maintenant partager quelques souvenirs et quelques mots en son hommage.
Ça ne devait pas se passer comme cela !
Cet appel était celui de la guérison, celui qui devait te ramener à nous et pas l’inverse.
Ton amitié et ton temps tu ne les donnais pas facilement ! Tu préférais la solitude et le travail, la
chasse et la nature, la famille et Marie Paule.
Stéphane et moi sommes fières d’avoir fait partie de ces privilégiés que tu affectionnais, que tu
aimais voir.
Tu aimais t’occuper de la maison, de la rendre belle ! Qui se fâchera sur nous car nous avons oublié
une fenêtre, le chauffage, etc. Qui veillera sur nous ?
Ces longues discussions avec Stéphane concernant la mécanique, vos débats techniques et pratiques
entre deux cocas et deux verres de vins vont être difficiles à combler. Ces moments que vous
chérissiez tant et que vous espériez retrouver au printemps.
Et Raya qui perd son meilleur ami !
Merci pour toutes ces années que tu nous as données, elles sont un cadeau précieux à jamais dans
nos cœurs.
Nous serons là pour ta famille, pour ta moitié pour les aider à sécher leurs larmes, ne t’inquiète pas
nous les accompagnerons pour les aider à avancer. Là-haut de ton regard bienveillant, tu insuffleras
ta force et ton amour.
Nous levrons nos verres à tous les projets que tu avais avec Stéphane et que nous ferons en pensant
à toi.
Si c’est vrai que les mots sont la voix de l’émotion, le miens prennent la parole pour nous montrer sa
direction, celle du chagrin.
Tu as quitté notre chemin pour un autre très spécial, tu as lâché nos mains sans pouvoir te dire au
revoir. Tu veilles sur l’autre rive.
La colère, la tristesse et la peur de ne plus te voir, t’entendre et partager des moments.
Je sais la peine, les pleurs, les pensées que les mots ne peuvent apaiser, je sais aussi l’absence, le
manque, le regret et les souvenirs, je sais que le moment venu nous serons tous sur ton chemin.
En attendant, une chaise restera vide et ton absence laissera un gout amer.
De la où tu es, sache que nous t’aimerons toujours et que nous veillerons sur ton bien le plus
précieux.
Sois en paix notre ami
Merci Sylvia pour ces paroles sincères et pour ce lien précieux que tu as su créer avec Gilles.
Matéo, son petit-fils, va à présent prendre la parole pour évoquer son papi, les moments partagés et les souvenirs transmis.
Aujourd’hui, nous sommes réunis pour vivre un moment fort, un moment important.
Un instant où nous prenons le temps de nous rassembler, de réfléchir, et surtout de nous soutenir les uns les autres.
Dans ces moments chargés d’émotion, ce qui compte vraiment, c’est la présence de chacun et la solidarité que nous partageons.
La vie est faite de défis, parfois difficiles à affronter.
Mais elle est aussi remplie de moments de joie, de croissance et d’espoir.
Parfois, il suffit simplement de croire en soi, d’avancer un pas à la fois, et de ne jamais oublier que nous sommes plus forts ensemble.
La solidarité, la gentillesse et la persévérance sont des forces précieuses qui nous permettent de surmonter les épreuves.
Chacun de nous a un rôle à jouer.
Nous avons tous quelque chose de précieux à offrir, et c’est dans l’unité et l’encouragement que nous trouvons la force de continuer.
Aujourd’hui, il est difficile de trouver les mots.
Mais je tenais à en dire quelques-uns pour rendre hommage à mon grand-père, simplement, avec le cœur.
Mon grand-père était quelqu’un de gentil, discret, fort, généreux et travailleur.
Il a marqué nos vies, parfois sans faire de bruit, mais toujours avec beaucoup d’amour.
Personnellement, je me souviendrai de lui pour son petit verre de Coca à l’heure de l’apéritif,pour son tic de prendre un chewing-gum à la menthe chaque fois qu’il montait dans la voiture, ou encore quand je me levais et qu’il était déjà en train de s’occuper de son potager, ou d’inventer toutes sortes de choses dans le garage.
Ce sont ces petites choses, simples mais sincères, qui restent gravées et qui comptent le plus.
Il m’a transmis des valeurs précieuses : le respect, le courage, l’importance de la famille et la bienveillance.
Et je sais que cette part de lui continuera de vivre à travers nous tous.
Aujourd’hui, nous sommes profondément tristes de le voir partir, mais aussi reconnaissants de l’avoir eu dans nos vies.
Merci papi, pour tout ce que tu nous as donné.
Tu resteras à jamais dans nos cœurs.
Au revoir.
Merci Matéo pour ces mots empreints de tendresse et de transmission.
Laetitia, sa fille, va maintenant s’exprimer pour rendre hommage à son papa, avec les mots du cœur.
Le train de la vie
À la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents.
Et on croit qu’ils voyageront toujours avec nous.
Pourtant, à une station, nos parents descendront du train,
nous laissant seuls continuer le voyage…
Au fur et à mesure que le temps passe,
d’autres personnes montent dans le train.
Et elles seront importantes : notre fratrie, nos amis, nos enfants,
même l’amour de notre vie.
Beaucoup démissionneront,
et laisseront un vide plus ou moins grand.
D’autres seront si discrets
qu’on ne réalisera pas qu’ils ont quitté leurs sièges.
Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes,
de bonjours, d’au revoir et d’adieux.
Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers
pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes.
On ne sait pas à quelle station nous descendrons,
donc vivons heureux, aimons et pardonnons.
Il est important de le faire car lorsque nous descendrons du train,
nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage.
Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.
Aussi, merci d’être un des passagers de mon train.
Et si je dois descendre à la prochaine station,
je suis content d’avoir fait un bout de chemin avec vous.
Marie-Paule, Laetitia, Jerry, Loan, Matteo, Maxime, Leana, Layni vous remercient toutes et tous pour votre soutien, vos messages et votre présence.
Merci Laetitia pour ce témoignage plein d’amour et de respect.
Avant de poursuivre, si parmi l’assemblée certaines personnes souhaitent prendre la parole une dernière fois pour partager un souvenir, une anecdote, quelques mots simples venus du cœur ce temps vous est ouvert, et je vous invite à vous avancer.
(Temps laissé à la parole spontanée, si souhaitée)
Il est maintenant temps d’accompagner Gilles dans ce dernier geste, ce dernier passage.
La musique qui va nous accompagner est une chanson de Michel Sardou, intitulée Salut. Une chanson choisie pour dire au revoir, simplement, et avec dignité.
Au moment de ce dernier geste, des roses sont à votre disposition.
Chacun, s’il le souhaite, est invité à venir déposer une rose sur le cercueil de Gilles, comme un dernier salut, un dernier merci, un dernier geste d’amour et de respect.
Gilles restera vivant dans vos souvenirs, dans vos gestes, et dans les valeurs qu’il vous a transmises.
J’invite les personnes les plus au fond de la salle à s’approcher afin de procédé à ce dernier geste, merci à chacun d’entres vous d’avoir entouré la famille par votre présence, à l’issus de votre geste, je vous invite à regagner la sortie du crématorium ou des registres à condoléances se trouvent à votre disposition sous l’abri, afin de laisser Marie-Paule, Laetitia et Jerry, ainsi que ses cinq petits-enfants, pour un dernier moment de recueillement en toute intimité auprès de Gilles.
Musique + dernier geste
(Michel Sardou – Salut mettre le son à 17 secondes pour pas avoir les applaudissements enlever la musique à 5min 53 à la fin pour ne pas avoir les applaudissements)
Juste après que tout le monde soit sorti, la famille se recueille autour du cercueil avant la fermeture du rideau, éventuellement sur une musique.